Exploration Spéléo Dordogne Joe 2008

Première en Dordogne

Les 15, 16 et 17 Août 2008 par Joe Migault

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Participants : Olivier Maillard, Anne-Sophie Meyrieux, Malik Lyphout, Marieke Aarts, Guillaume et Joe Migault.

Hébergement en Dordogne : Chez les parents de Malik Accueil paysans, chambre Paysanne, gîtes Brigitte Michal et Eric Lyphout La rougerie 24390 Tourtoirac.

« Ce n’est pas que je veux faire de la pub, mais si vous n’y allez pas, vous perdrez quelque chose. C’est cool, c’est bio, c’est bon, même très bon, et les repas, pris en commun avec tous les convives, sont très sympas ! »

Cette sortie est organisée en Dordogne suite à la demande de Malik, qui a repéré près de chez lui, une résurgence intermittente, qui s’est mis en charge au mois de mai précédent, suite à un gros orage. Celle-ci bouillonne alors à 1m au dessus du sol pendant 24 heures, puis elle se retire.

Vendredi 15 matin, nous faisons une ballade, pour voir une entrée de trou qui se situe sur la propriété des parents de Malik, cette cavité a déjà été visitée auparavant, et présente apparemment peu d’intérêt. Malik nous emmène dans un autre bois, là ou il a repéré la résurgence. Effectivement, suite à la dernière crue, celle-ci a laissé derrière elle, un lit de sable et de cailloux sur une centaine de mètres, et surtout un trou de 2,5 m de diamètre et 1,80m de profondeur ! Le fond est recouvert de cailloux, quand on bouge les pierres de dessus, on entend de temps en temps, une de dessous qui tombe et rebondi plus bas. Chouette, un sablier géant ! Cette découverte est plutôt motivante, alors on s’arme de seaux et de pelles, et on creuse toute l’après midi. nous sortons 1,5 m3 de pierre. Après un petit effondrement qui ne nous rassure pas trop, on décide d’arrêter et de revenir le lendemain.

Samedi 16, nous décidons de faire un peu de spéléo, on va donc faire un tour vers la Grotte des Charreaux en Dordogne, sur la commune d’Exideuil, nous n’avons ni topo, ni de situation de trou, alors, on a du mal à trouver l’entrée. La cavité n’est pas géniale en plus, Joe a été obligé de mettre les étroitures à sa taille …

On décide alors de faire quelque chose de plus conséquent, on se dirige donc vers la Rivière de la Reille. Guillaume et Anne-So restent en surface…, Olivier, Malik, Marieke et Joe vont se balader 2h dans cette jolie cavité.

Dimanche, il a plu toute la nuit, les vêtements n’ont pas séché, alors on décide de retourner creuser à la résurgence. Après 4 h d’acharnement et 3 m3 de pierre remontés au seau, on tombe sur le haut d’un méandre, il est encore obstrué par quelques blocs, mais ça va passer. Celui-ci doit faire à peu près 10m de hauteur (à bruit de pierre). La séance de désob va s’arrêter là, car la journée est déjà bien avancée et la route du retour risque d’être longue, car nous sommes tous bien crevés.

On prévoit de revenir fin septembre pour continuer la désobstruction, et surtout rencontrer le propriétaire du bois, pour l’informer de nos travaux et s’assurer qu’il n’y vois pas d’inconvénient !

Sortie Dordogne II

20 et 21 septembre 2008

Participants : Malik Lyphout, Morgan Pourageau, Leïla et Joe Migault

Hébergement : Chez les parents de Malik

Le but de cette sortie est de trouver le propriétaire de la résurgence, Malik et Olivier ont déjà travaillé la dessus. Ils ont trouvé une copie du plan cadastral, ont fait le repérage sur le terrain, nous somme donc sur la parcelle 111, qui appartient à un certain M. Combelas Guy.

Conduits par Leïla, nous allons chez Mr Combelas Guy, qui habite Les Monts Bas, sur la commune de St Eulalie d’Ans en Dordogne. Mr Combelas nous accueil gentiment, et après avoir écouté notre affaire, nous donne l’autorisation de gratter dans sa parcelle. (Nous voila bien soulagés !). Il nous apprend de surcroît, qu’il connaît dans les deux sèvres, 2 spéléos qui se prénomment Philippe et Marie-Christine… !

Pour plus de renseignements sur les parcelles et sur la résurgence, il nous conseille aussi, d’aller voir les paysans qui habitent en haut du village, car parait-il qu’ils connaissent tout.

Nous voila donc partis chez les frères Lacrezas, (Jean-Pierre, Laurent, Gilles et Philippe), on les dérange alors qu’ils sont en train de ramasser la paille. Après leur avoir expliqué le pourquoi de notre visite, JeanPierre se propose de nous démontrer sur le terrain, que notre plan est faux et que le terrain où se situe la résurgence, n’est pas sur la parcelle que l’on croit. Nous avons arpenté les collines toute l’après midi, repéré les parcelles, chaqu’un essayant de convertir l’autre « c’est le plan qui est juste, non, c’est le chemin qui n’existe plus…. »

Bref, le plan est juste, le chemin n’existe plus, mais la limite de commune n’est pas là où l’on pensait, donc après 4h de palabre, on tombe d’accord, le trou est sur la commune de Chourgnac d’Ans, et non sur celle de Tourtoirac, donc pas sur la parcelle de Guy Combelas.

Alors nous avons suivi les conseils des frères Lacrezas : le trou, il s’en fout du proprio, et puis de toute façon, on a toujours le droit de se tromper !

Fort de ce conseil, Jean-Pierre se propose de venir nous donner un coup de main avec son tracto, rendez-vous à 9 heures, le lendemain matin.

Dimanche matin : nous arrivons au trou à l’heure prévue, le Jean-Pierre est déjà à l’œuvre avec son tracto, le trou est élargi, tout ce qui risquait de tomber sur nos têtes est déposé sur le coté. Malik descend dans le trou, remplit le godet, ressort du trou, et hop, 300l de cailloux qui sortent sans effort !

Malik, Jean-Pierre et le tracto sortent environ 3 m3 de pierre, le méandre est maintenant bien dégagé et on le voit qui s’élargit en dessous de nous. Le passage est encore trop étroit, il nous faut de quoi casser la roche, aussitôt, Laurent Lacrezas qui nous a rejoint, repart chez lui chercher un groupe et un perforateur !

Deux heures plus tard, nous avons la place de passer. On plante un spit et on descend 4m supplémentaires. On arrive alors en haut d’un ressaut de 2,5m qu’il va falloir agrandir, en dessous, on distingue une petite salle, dont on a du mal à estimer le volume.

Mais il se fait tard, on doit repartir, mais maintenant, on a la quasi certitude d’être sur quelque chose d’intéressant, aussi, on se promet de revenir le plus vite possible.

Sortie Dordogne III

4 et 5 octobre 2008

Participants : Malik Lyphout, Olivier Maillard, Guillaume et Joe Migault.

Hébergement : Chez les parents de Malik

Cette fois, c’est la bonne, on en est sûrs. Il faut casser le bloc de caillou qui gène, pour passer l’étroiture sur laquelle nous avons buté la fois précédente. C’est Joe qui si colle. Il tape tant qu’il peut sur cette roche très dure qui ne cède que par petits éclats et, il laisse échapper le burin ! Il le voit au dessous, 2m plus bas, parfaitement inutile, alors il essaye la pointerole, ça avance un peu et il perd la panne du marteau, qui va rejoindre le burin 2m plus bas ! La roche est dure, mais Joe est têtu, il sort son marteau pour planter les spits et se remet à taper de plus belle, les éclats de roche volent de toutes parts, L’étroiture s’agrandie et la pointerole rejoint 2m plus bas, la panne du marteau et le burin…

Le passage est toutefois suffisamment agrandi pour permettre à Malik de descendre dans une petite salle de 3m sur 3, et pendant que Joe (qui a récupéré ses outils) façonne l’étroiture afin qu’il puisse passer, Malik repère 2 départs : une galerie basse et glaiseuse et une autre où il y a de l’eau.

Joe passe enfin, puis Olivier et Guillaume. Tous les quatre, nous sommes attirés par l’eau et nous décidons d’explorer cette partie de la cavité.

L’eau est très froide, on avance de 3 mètres, on ne peut plus progresser, une lame rocheuse nous barre le chemin. Quoique, sur la gauche, il y a un petit passage de 40cm x 25cm au dessus de la surface de l’eau. Joe enlève le casque pour ne pas boire la tasse, mais ça n’empêche pas l’eau de lui rentrer dans le cou. Elle est vraiment très froide, mais, super ça continu. La galerie reprend son volume de départ, 1,5m de haut et 2,5m de large environ, l’eau est stagnante mais limpide, la roche est blanche et lisse, il y a une résonnance énorme, c’est superbe !

On progresse tantôt debout, avec de l’eau jusqu’aux fesses, tantôt accroupis, le fond de la galerie est un peu boueux et les bords sont glaiseux jusqu’à la surface de l’eau. Progressivement, le niveau d’eau augmente, il n’y a plus que du sable sous nos pieds.

Nous arrêtons la progression, debout, une oreille dans l’eau, l’autre contre la paroi du plafond. Nous arrivons probablement sur un siphon. Il faudrait nager pour voir plus loin, mais c’est trop risqué. Nous faisons demi-tour pour aller explorer la galerie glaiseuse. C’est en fait, la partie aval.

La progression se fait tout d’abord en rampant, puis à 4 pattes, dans une galerie qui fait a peu près 1,20m de large. Il y a quelques concrétions au plafond et sur les parois, le sol est composé de sable, recouvert d’une couche de glaise qui colle à tout ceux qui l’approche. On arrive presque à se mettre debout sur quelque mètres et le plafond redescend de nouveau, cette fois, nous sommes dans un siphon asséché, on rampe encore, puis nous revoilà à 4 pattes. Nous faisons encore une dizaine de mètres et nous arrivons à la fin de la galerie, sur la droite, il y a une perte qui part à travers des cailloux, en face, la galerie devient trop étroite pour permettre toute progression.

Nous sommes tous super contents, Ce n’est pas tous les jours que l’on fait de la première. On estime que la partie aquatique fait à peu près 80 à 100m de longueur et autant pour la partie aval.

Nous ressortons. A la surface, Guillaume nous attend avec Jean-Pierre Lacrezas, qui vient prendre des nouvelles de notre découverte. Celui-ci en a d’ailleurs profité pour montrer à Guillaume, une entrée de trou, située à 100m de là, dans la colline.

Encore du boulot en perspective…

Il faut prévoir une autre sortie, car si le niveau d’eau baisse encore, nous pourrons peut- être continuer la progression et de toute façon, il faut faire la topo.

Sortie Dordogne IV

25 et 26 octobre 2008

Participants : Malik Lyphout, Thierry Brunet et Joe Migault

Hébergement : Chez les parents de Malik

Samedi 25, Sortie spéciale topo Dordogne dans la résurgence temporaire, que les gens du pays appellent le Cluzelou. Le chef nous fait une démonstration de son art de sourcier, la baguette tourne dans tous les sens, il y a de l’eau partout. C’est difficile de repérer quoi que ce soit dès la surface, alors on descend. En bas du puits de 12 mètres, dans la petite salle, nous sommes attendus par un magnifique triton marbré et ses petits, trois grenouilles et quelques insectes variés. Nous décidons de faire la topo de la partie supposée aval, nous garderons la flotte pour plus tard, cela permettra de nous laver un peu.

Joe part devant avec le bout du décamètre, Malik fait la lecture, Thierry fait les visées et prend les notes. Nous progressons tranquillement, ce qui nous permet de mieux observer la galerie, il y a quelques concrétions assez sympas, par contre, le développement est moins important que ce que nous avions estimé la première fois. Thierry qui découvre le trou, trouve que c’est un beau piège à rat en cas de crue !

La partie aquatique est nettement plus agréable à faire, les visées sont plus longues et la galerie est surtout bien plus jolie, même si c’est toujours un piège à rat. Le niveau d’eau n’a pas baissé depuis notre dernière visite, nous stoppons au même point que la fois précédente.

Il faut donc prévoir une sortie avec les plongeurs pour explorer la suite. Nous ressortons à la surface, Jean-Pierre Lacrezas nous attend, on lui fait un compte-rendu rapide de la topo et on entreprend un report sur le terrain : La partie aquatique part sous la colline nord, et l’autre suit la vallée.

Nous retournons chez Malik, Brigitte nous a préparé un super repas, que nous partageons dans la joie et la bonne humeur avec les convives.

Dimanche matin : nous décidons de faire de la désob dans la faille que Jean-Pierre nous a montré, lors de la sortie précédente. Toute la journée, nous sortons des cailloux c’est étroit mais ça peut peut-être donner… en tout cas, c’est une piste à suivre.

Nous passons une journée sympa, douce et ensoleillée, agrémentée par le vol d’un circaète et par des passages de grues cendrées.

Suite prévue début Décembre en Dordogne avec nos plongeurs …

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